Sep 292013
 

Leer aquí: De la revolución al revolico (un epílogo provisional) Por Ernesto Oroza

May 202013
 

La fusión de gasolina y espuma de poliestireno (poliespuma) se ha usado en Cuba por muchos años. El combustible consume cada molécula de oxigeno derritiendo el plástico hasta convertirlo en una masa grisácea que toma diversas contexturas en relación a la proporción. La voracidad de la gasolina en el proceso produce, al observarlo, cierta fascinación, metros cúbicos de poliespuma son absorbidos hasta desaparecer en un instante. La mezcla se utiliza para sellar peceras y fisuras en las ventanas y muros, reparar espejos, hacer lámparas uniendo fragmentos de vidrio. Recuerdo una guitarra reparada, unos espejuelos, un botón de un televisor, álbumes fotográficos que exhalaban al abrirlos, con las memorias, olor a combustible pues las fotos fueron pegadas con esta supermasa.

MANIFIESTO DE POLIESPUMA CON GASOLINA.

Una materia gris chorrea por toda la isla.
Se mete entre las dos mitades de una sirena, se asienta bajo la cabeza de un indio americano en un altar, se derrama bajo la copa de una santa de yeso.
Dicen que las colas de los cóndores de Allende (1972) fueron pegadas con esta masa años más tarde, después del desastre en la Academia de Ciencias.
Matilde abre un álbum de fotos y llora por el olor a combustible.
Con las plantas de montaje de televisores Caribe llegó la poliespuma a Cuba, la trajeron los soviéticos. También trajeron gasolina.
Fueron los soviéticos, pero ya toda esa baba había salido de la tierra para pegar cuellos, vientres y patas de caballos de porcelana, también salidos de la tierra.
Sale de las entrañas pero la escupió el cielo en Trảng Bàng.
La ciudad huele como Doha.
Del desayuno bajo una lámpara art noveau –arte nuevo de verdad diría Feijóo– la masa sube contorneándose como bejuco; reúne cada pedazo roto de vidrio mientras se deja atravesar por la luz.
Preparar la mezcla, además de oxígeno, consume tiempo. Acumular una cantidad útil toma semanas.
Mi padre pega sus espejuelos y un botón del televisor.
Pero ¿y si la masa se desparrama de los pomos came donde ahora duerme? ¿Y si sale a la calle y empieza a pegar cabezas de indio en culos de sirenas? ¿Si se emborracha con su propio aliento y decide ser una capa geológica tiránica, como la boronilla de urbe y carne que yace en la isla o como el marabú?
Miles de envases con unos mililitros de gasolina –dos o tres dedos– acechan en los balcones y patios de toda la isla.
Cuba es un agujero negro que puede devorar, en segundos, toda la poliespuma del universo.

Esta primera aproximación y producción incluye espejos, lámparas, percheros, enchufes y tomas eléctricos, cabos de cuchillos y de punzones, joyas, envases, celosías, una gruta, textos volumétricos y otros elementos de difícil definición y usos.

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Apr 252013
 
Mar 042013
 

Press release online: http://designpovertyfiction.free.fr/2EngDPF2013.pdf

FREE ENTRANCE

Grand Hornu (Belgique) le 22 et 23 mars 2013 de 11 :00 à 19 :00.

En mars 2013, DESIGN, POVERTY, FICTION célèbre le 40e anniversaire du premier choc pétrolier (mars 1973), qui marque l’entrée des pays occidentaux en crise permanente. Pour le moment, rien n’indique une rémission. Il est donc essentiel d’imaginer la pauvreté autrement, soit pour s’en accommoder, par manque d’alternatives, soit pour en faire un lieu d’expériences.

DESIGN, POVERTY, FICTION questionne le rapport ambigu qu’entretient le design avec la pauvreté.

DESIGN, POVERTY, FICTION fonctionnera sous forme de festival, en associant des rencontres, des projections de films, un bar, des expériences de design et des propositions festives. Des théoriciens et des praticiens dialoguent sur la question des besoins humains fondamentaux, des richesses cachées, des formes d’exploitation du travail à interroger.

DESIGN, POVERTY, FICTION propose de se pencher sur la pauvreté dans les sociétés industrialisées. Il expose des expériences de modes de vie, des hypothèses politiques, et des dispositifs artistiques qui utilisent la pauvreté comme un matériau de projet.

Mechanical Turk, néo-primitivisme, culture punk, hard discount, vie dans le dé-sert, potlatch, discours contradictoires de l’aide humanitaire, salariat vs. aides sociales…

Le design a fréquemment été dénoncé comme asservi à la société matérialiste, l’instrument du spectacle, du divertissement permanent. La course en avant vers l’abondance conduirait à la consommation excessive, à la satisfaction de “faux” besoins… Aujourd’hui on lui oppose sa succession volontairement pauvre, morale. Nostalgie de l’âge d’avant le matérialisme, retour annoncé de multiples Saint François d’Assise.

Un asservissement aux thèses de la frugalité et de l’ascétisme fera, selon nous, du design le chantre idéal du maintien de la pauvreté. DESIGN, POVERTY, FICTION part de l’hypothèse que le design est une arme de maintien de l’ordre (très perfectionnée), une pratique se jouant sans cesse de sa transparence, illusionniste savante sans le savoir.
Mais, qu’y aurait-il donc après le matérialisme qui puisse éviter ce dualisme simple ?

DESIGN, POVERTY, FICTION souhaite provoquer cette morale et ces esthétiques contemporaines en les confrontant à différentes quêtes existentielles, parfois contradictoires, provocantes, voir à rebours. Objectif : un monde matérialiste à bousculer dans son imaginaire même.

Sommes-nous sûrs de ce que sont les besoins humains de base ? Existe-t-il de “vrais” et de “faux” besoins” ? Le design doit-il être une forme de charité ? La pauvreté est-elle une maladie, qui pourrait être guérie par des mesures économiques ? Est-elle même une question économique ?

Communications /
WORK AND POVERTY Olivier Assouly, philosopher / ILLICH AND POVERTY, Thierry Paquot TECHNOLOGICAL DISOBEDIANCE, Ernesto Oroza, designer, EXTREME PARTICIPATION Kenneth Balfelt, artist, FILMING WITHOUT MONEY, Olivier Bosson, director/ BACK TO THE CAVE, Jerszy Seymour, designer / HOMELESS Vs. DESIGN, Olivier Peyricot, designer / EUROPEAN SOCIAL BOAT, Jurgen Bey, designer /MECHANICAL TURK OR THE SCIENCE FICTION OF WORK, Stéphane Degoutin, artist & Nicolas Maisonneuve, researcher / ENJOY POVERTY, Florent Geel, FIDH / FOLKLORE WITHOUT MONEY Jacques Lœuille, artist / SOTSASS JR IN THE DESERT, Marie-Ange Brayer, curator.Toutes les communications sont traduite vers le français, ou l’anglais.

Display, performances et travaux des artistes et designers /
Mariette André, Michela Aragni, Josefin Arnell, Leila Arnou,Dagmar Atladottir, Maureen Barbette, Alice Courilleau Germain Delplanque, Laureline De Leuw, Lionel Dinis-Salazar, Louis Donnot , Elisa Fichet,Caroline Garnier, Julie Gayral Brendan Heshka, Goulven Jaffres , Lucile Jacquemain, Elliot Jammes, Nina Janssen, Guy Koenigstein, Juliette Lefort, Emilie Linares, Raphael John, Oona Linke, Gautier Mallet, Emeline Marchand, Sandrine Mazan, Charlotte Masson, Stef Meul, Chloé Misandeau, Naty Moskovitch, Lise Moutard, Marion Neira, Anne-charlotte Piot, Emmanuelle Poirier, Camille Ravanel, Clara Rivière, Emeric Rousteau, Souleymane Said, Raphael Singler, Camille Thevenet, César Tisne , Daniel Van Stralen, Mehdi Vilquin / Graphisme : Romée de la Bigne, Basile de Gaulle.

Cinéma /
Programmation de longs et moyens métrages (rencontres avec les réalisateurs et artistes) . Selection One Minutes ( One Minutes Fuondation, Amsterdam).

Contact : designpovertyfiction@free.fr

DESIGN, POVERTY, FICTION se déroulera au Grand Hornu (Belgique) le 22 et 23 mars 2013 de 11 :00 à 19 :00. Poverty Party vendredi : à partir de 23 :00. Le festival est organisé conjointement par l’Ensad (Paris), le Sandberg Institute (Amsterdam) et l’ESBA TALM (Angers).

Scientific Committee/
Vincent Beaubois – philosophe; chercheur – Pr. Paris-X – Jurgen Bey – Designer – Head of Sandberg Instituut – Sophie Breuil – Designer – Esba TALM – Stéphane Degoutin – Artiste et chercheur – David Enon – Designer – Esba TALM – Catherine Geel – Historian – co-head Dirty Art Department – Sandberg – Olivier Peyricot – Designer – Ensad – Mattijs P. J. van de Port – Antropologist – Pr. UV Amsterdam

Feb 252013
 

Gean Moreno et Ernesto Oroza
Préface : Victor Lévy
Notes sur la maison moirée
(ou un urbanisme pour des villes qui se vident)
Co-édition : Cité du design et École nationale supérieure d’architecture de Saint-Étienne

Six textes composent Notes sur la maison moirée (ou un urbanisme pour des villes qui se vident). Le premier texte, qui a donné son titre à l’ouvrage, montre comment, face à la pénurie et pour résister à la crise des subprimes aux États-Unis, les individus vont devoir réinventer leur habitat, produire des objets hybrides, bâtir une autre vie quotidienne dont les effets vont déborder sur le paysage urbain et le modifier. « Apprendre de Little Haiti » est l’histoire d’objets provisoires installés par les habitants et les ruses que chacun déploie pour implanter un objet inattendu mais essentiel dans ce quartier de Miami. « Treize façons d’observer un dépôt-vente » dresse un portrait de la consommation et des modes de vie à travers une lecture singulière des objets qui se stratifient dans un dépôt-vente. « Treize façons d’observer une landscape nursery » s’attache à décrire les objets stéréotypés d’une pépinière qui envahissent et transforment le paysage urbain. «Modèles de dispersion : notes sur le projet Tabloid» imagine une fable, celle d’une eau tachée par les teintures de cheveux de vieilles femmes qui se déverse dans la ville. La fable se transforme en réalité avec le projet de dispersion d’un motif de design via un tabloïd dans l’espace urbain. Enfin, « Objets génériques » étudie les paramètres physiques des objets les plus ordinaires (palettes de bois, poubelles urbaines, casiers à lait ou échafaudages) et montre comment ceux-ci conduisent à la construction de systèmes complexes.